Grand plateau hostile à l’est de Ziven, balayé par les vents du sud (Océan Gidhun). Au centre du plateau: steppes de Khazal et Collines de l’Écho. Coupé par le fleuve Imgodir (≈1000 km).

Accès au plateau

Le plateau d’Onalpita est difficile d’accès depuis les terres basses qui le bordent à l’ouest et au nord. Les falaises et les dénivellés sont considérables, et la majorité des passages praticables sont connus seulement des populations locales ou des voyageurs expérimentés. Il en existe des dizaines, plus ou moins périlleux selon le dénivelé et la présence de créatures hostiles. Les principaux sont les suivants.

La percée de Draemir (ouest, au nord du Voile d’Aldéra) est le passage officiel de Valcalme vers le plateau. Cette vallée étroite montant depuis Draemir comporte sur une grande partie de son tracé des escaliers taillés dans la roche. Elle est praticable pour des voyageurs à pied ou avec des bêtes de somme légères, mais impossible à emprunter rapidement pour des troupes en nombre, ce qui constitue une vulnérabilité stratégique majeure pour Valcalme.

L’ancienne route de la vallée de l’Aldéra (ouest, au nord du Voile d’Aldéra) longeait autrefois le fleuve avant que le cataclysme du Negovar ne dévie son cours. Le tracé existe encore mais traverse désormais le canyon sec de l’Aldéra, noyé en permanence dans la brume du Voile. Son état est inconnu et peu d’aventuriers osent l’emprunter.

La route au sud de la tour Oïdon (ouest, au sud du Voile d’Aldéra) est un passage moins fréquenté, contrôlé par la tour éponyme dont la garnison perçoit un droit de passage.

La tour Ocdon (centre-ouest, entre Skjorren et Zerak’Tul) constitue un accès depuis les territoires de Tharvell et de Khazal. La tour surveillait le passage et servait de relais pour les caravanes à l’époque mais les relations cordiales entre Khazal et Tharvell ont mené peu à peu à son abandon.

Le chemin des Hawapi (centre-est, à proximité du site de Panayllu) relie les abords d’Arkhazem à Dibornad en passant par le plateau. Il tire son nom des voyageurs extérieurs aux tribus d’Edravorn qui l’empruntent pour rejoindre le festival de Panayllu chaque année.

Le chemin de la vallée d’Agoldar (nord, au sud de Grimstad) est la voie d’accès naturelle depuis les terres du nord. Il est fréquenté par les marchands reliant Grimstad aux routes du plateau.

Depuis la banquise (extrême sud), il est techniquement possible de monter sur le plateau depuis les glaces de l’Océan Gidhun, mais ce passage n’est emprunté que par de rares expéditions. Les conditions y sont extrêmes et les raisons de venir depuis la banquise restent mystérieuses pour la plupart des habitants de Ziven.

L’eau sur le plateau

Onalpita est un plateau aride. Les précipitations y sont rares et irrégulières, les vents du sud dessèchent les herbes dès le début de l’été, et les hivers glacés gèlent ce que l’automne n’a pas épuisé. L’eau y est une ressource rare, convoitée et souvent disputée.

Les principales sources d’eau sont l’Aldéra et ses berges sur la partie ouest du plateau, le lac Dorin au centre-ouest, le lac des Murmures à l’est de l’Imgodir, et un réseau dispersé de sources et de puits dont la localisation est un savoir jalousement gardé par les tribus d’Edravorn. Les habitants de Khazal, sédentaires ont organisé leurs villages autour des points d’eau mais le sud est nettement plus aride que le nord car la majeure partie de l’eau est draînée souterrainement par l’Imgodir.

Les berges de l’Aldéra

Les terres qui bordent l’Aldéra sur le plateau constituent les rares zones propices aux cultures et au pâturage. Elles sont aussi le foyer des tensions les plus vives. Valcalme les contrôle depuis l’annexion de la haute vallée, mais cette mainmise est contestée par Khazal au sud et par les tribus d’Edravorn au nord, qui considèrent les points d’eau comme des lieux sacrés, insaisissables par nature par aucun pouvoir politique. Des escarmouches ont lieu tout au long de l’été sur les deux berges. Valcalme maintient un régiment à Alcarac pour tenir ce territoire, mais la ligne de front est longue et les incursions ne cessent jamais vraiment.

La menace la plus sérieuse pour Valcalme reste cependant la promesse faite il y a deux siècles par le roi Douaric de Khazal : construire un barrage sur l’Aldéra pour irriguer le plateau. Le projet n’a jamais été abandonné dans les mémoires khazaliennes. Sa réalisation ferait chuter les rendements agricoles de la basse vallée valcalmienne et mettrait en danger la production des moulins. Pour Valcalme, empêcher ce barrage est une question de survie économique autant que politique.

Le lac Dorin et le lac des Murmures

Le lac Dorin est le principal point d’eau du plateau khazalien, suffisamment vaste pour soutenir une agriculture un peu plus variée que sur le reste d’Onalpita. Il est au cœur de l’économie de Khazal et sa maîtrise est indiscutée. Le lac des Murmures, à l’est de l’Imgodir, est moins connu et moins fréquenté. Son nom vient des sons que le vent y produit, que les tribus locales d’Edravorn interprètent comme des présages.

Les sources et puits d’Edravorn

Les tribus d’Edravorn ont cartographié depuis des générations les sources, résurgences et puits du plateau. Cette connaissance est transmise oralement au sein des clans et constitue une richesse stratégique autant que spirituelle : les arbres qui poussent autour des points d’eau sont considérés comme sacrés, et toute tentative de contrôle ou d’appropriation de ces lieux par une puissance extérieure est perçue comme une profanation.

La combe de Panayllu

À l’est des Collines de l’Écho, une combe s’ouvre dans le plateau, exposée aux vents d’automne et visible depuis les hauteurs d’Arkhazem par temps clair. Elle est déserte la majeure partie de l’année. Seules les traces des festivals passés témoignent de son existence : cercles de pierres noircies, structures abandonnées, fragments d’œuvres d’art érodées par le gel. Chaque début de Veïapacha, les tribus d’Edravorn y installent Panayllu pour six jours.